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Networking et recrutement
LCI, 29 septembre 2006
Recommander un ami peut rapporter de l'argent
Alors que le marché de l'emploi est moins morose et celui du recrutement plus tendu, des sites proposent de rémunérer ceux qui parrainent des candidatures. Et parfois même de rémunérer ceux qui se font embaucher via leur site.
Copinage, cooptation, réseau... les relations personnelles sont un bon moyen de trouver un emploi. La voie royale selon certains : 43% des salariés auraient trouvé leur emploi par "relations personnelles ou professionnelles", selon une étude de l'Apec de 2004 citée par Cooptin. Selon une autre enquête Apec de 2006, auprès des recruteurs cette fois-ci, seuls 15% des embauches seraient le fait de réseaux ou de cooptation par d'autres salariés.
Quoiqu'il en soit, avoir des contacts ne peut pas nuire et c'est en partant de ce constat que plusieurs sociétés ont lancé des sites de recrutement sur la base de la cooptation. Jobmeeters et CooptIn, les deux principaux acteurs de ce tout jeune marché, ont vu le jour fin 2005. CooptEmploi, le challenger, s'est lancé en avril 2006. Le principe du service est simple : une entreprise qui souhaite recruter consulte le fichier de candidatures dont disposent les sites et leur envoie l'annonce. Les personnes contactées peuvent alors répondre à l'annonce, ou bien, si elle ne leur convient pas, la transmettre à un ami ou une connaissance que cela pourrait intéresser. Jusque-là, rien de révolutionnaire. La nouveauté réside dans le versement d'une prime aux "coopteurs".
Chèque-cadeau
Chez CooptIn, la récompense est à la discrétion de l'employeur : "Elle peut aller de 0 à 1500 euros en fonction du profil recherché", selon Pierre-Georges Lenthieul, responsable de Cooptin. Le service, qui fait partie de Keljob, se rémunère en faisant payer un forfait à l'entreprise pour avoir accès à son fichier de candidatures.
Chez Cooptemploi, le système est un peu différent : l'entreprise ne paie rien tant qu'elle n'a pas trouvé son bonheur. Si elle embauche une personne dont elle a eu connaissance via le site, elle lui versera un montant proportionnel au salaire : 300 euros si la personne recrutée gagne 15.000 euros par an, 800 euros si c'est entre 35.000 et 45.000 euros. Et pour attirer les candidatures, Cooptemploi propose "non seulement de rémunérer les parrains mais aussi les personnes recrutées", explique Jérôme Bichot, co-fondateur de Cooptemploi. Nous nous engageons à reverser 40% du montant facturé à l'entreprise à la personne qui a été recrutée et 10% à la personne qui l'a parrainée, si parrain il y a". Les montants qui peuvent aller de 120 à 800 euros pour le "recruté" et de 30 et 200 euros pour le parrain sont versés sous la forme de chèque-cadeau. Cooptemploi revendique un fichier de 2500 candidats et 66 entreprises clientes, CooptIn 10.000 inscrits et une cinquantaine de clients.
Les candidatures sont filtrées
Quel avantage pour les entreprises ? "La cooptation permet d'avoir accès à des candidatures ciblées : c'est comme si le candidat avait déjà passé un entretien, il est filtré. Car si je coopte quelqu'un pour mon entreprise, je vais faire attention et ne proposer que des personnes dont je suis sûr", estime Pierre-Georges Lenthieul. Quant au risque de n'embaucher que des clones, le patron de CooptIn minimise car ce mode de recrutement ne concerne pas plus d'un tiers de la masse salariale.
Quant aux demandeurs d'emploi, outre l'appât du gain, ils peuvent élargir leur réseau. "Si je travaille chez Keljob et que je voie qu'une personne de chez Google a laissé son CV, je peux le contacter et lui proposer que nous partagions les offres d'emplois que nous recevons", explique Pierre-Georges Lenthieul. Et élargir le champ des possibles.
01 Informatique rubrique Services, 25 août 2006
Les SSII encouragent la cooptation en ligne
Certaines SSII ont décidé d'organiser leurs processus de cooptation en ligne pour drainer des candidatures en plus grand nombre et mieux ciblées.
Reprise de l'emploi oblige, toutes les sociétés de services informatiques redoublent de créativité pour attirer les meilleurs profils. Les plus novatrices n'hésitent plus à secouer leurs méthodes de recrutement. Depuis fin 2005, elles gèrent la cooptation en ligne avec des solutions ASP commercialisées par Keljob et Jobmeeters. Une bonne méthode pour activer les réseaux de relations, accéder au marché caché de l'emploi, et en finir avec la gestion artisanale de la cooptation.
Un moyen de toucher les candidats expérimentés
Les SSII qui prennent la question au sérieux et décident d'industrialiser leurs processus de recherche en conséquence restent pourtant rares. Alors que la part des candidats recrutés par le bouche à oreille représente en moyenne 20 % et atteint parfois 40 % des embauches !
Les recrutements effectués se révèlent plus ciblés et de meilleure qualité. Il est vrai qu'en faisant suivre la candidature d'un ami, par exemple, les collaborateurs engagent leur réputation. Du coup, ils sont souvent les meilleurs ambassadeurs de leur entreprise. Ils veillent à bien informer le candidat potentiel sur la réalité de l'entreprise (ambiance de travail, valeurs, etc.), diminuant ainsi les erreurs d'orientation.
Des primes de 1000 à 4 000 euros
De tels systèmes ne fonctionnent pleinement que s'ils s'offrent, en retour, des primes attrayantes aux coopteurs : de 1000 à 4 000 euros dans l'informatique. Plus le poste offert est rare, plus la récompense attribuée est élevée. Des primes fixées, bien sûr, par l'entreprise.
Ces nouveaux outils - fort rares sur le marché français - n'entrent que lentement dans les moeurs. Plusieurs raisons à cela : le manque de retours d'expérience et de recul sur leur utilisation. Le plus souvent, personne n'a en charge cette activité. Et les SSII séduites par le concept négligent fréquemment les freins organisationnels. « Il faut parfois remettre à plat le système de primes, variable selon les entités du groupe, et définir un certain nombre de règles. Par exemple, fixer le type de postes pour lesquels l'outil sera utilisé », précise Cyril Janin, le président du directoire de Keljob. A suivre...
Extrait Apec rubrique Ma carrière, 07 juillet 2006
J'ai trouvé un job grâce à mon réseau !
L'efficacité d'un réseau, vous la portez en vous ! Réseaux sociaux sur Internet ou cercle de relations professionnelles constitués au fil des ans...
Quelle que soit votre approche, tout est question de persévérance et de méthode. Vérification auprès de deux cadres qui ont réseauté gagnant, l'un sur le web, l'autre grâce à des contacts "en chair et en os".
"C’est en échangeant sur Internet que j’ai eu vent de mon poste actuel"
Alexandre Anginot, chef de publicité, magazine Sport
"Je cherchais à nouer des contacts dans le milieu du marketing sportif. Via un site de mise en relation professionnelle, j’ai obtenu le mail du directeur des opérations spéciales du magazine "Sport". Je lui ai écrit, en lui parlant de ma passion pour le sport et en lui demandant quelques conseils. Sa réponse est arrivée très vite, il a répondu à mes questions avec précision et a terminé son mail en m’expliquant que, se voyant proposer un nouveau poste, il quitterait prochainement le sien. Une information qui m’a permis d’envoyer rapidement un CV et une lettre de motivation au magazine. Bingo ! Je suis embauché en CDI depuis début mars en tant que chef de publicité."
"J’ai été repérée par un chasseur de tête grâce à mon réseau"
Sophie Nguyen, responsable communication, Sacem
"Pendant les deux années que j’ai passées à l’étranger, je n’ai pas travaillé et me suis occupée de mes enfants. Mais à mon retour en France, en 2003, j’étais bien décidée à relancer ma carrière. En quelques mois, mon projet professionnel était clairement défini et mon CV redynamisé : j’étais prête à décrocher mon téléphone pour approcher les contacts que j’avais pu identifier au sein de mes entreprises "cibles", essentiellement dans les secteurs de la mode, des produits culturels et du luxe. J’ai obtenu 65 "entretiens réseau" en cinq mois ! Un jour, un chasseur de tête qui avait entendu parler de moi par l’un de mes contacts m’a appelée. J'ai ainsi décroché un emploi de responsable identité et publications, une nouvelle étape professionnelle depuis 18 mois"
Focus RH, 1er janvier 2006
La France découvre la cooptation en ligne
Deux outils de cooptation sont lancés simultanément. D'un côté, Jobmeeters.com, un site emploi indépendant de cooptation ; de l'autre, CooptIn, un logiciel de cooptation développé par Keljob. Dans les deux cas, les employeurs acceptent de verser une prime au coopteur qui apportera le CV de la personne embauchée. Par contre, plusieurs différences existent : Jobmeeters publie les offres d'emploi et limite la chaîne de coopteurs à deux ; CooptIn ne publie pas les offres et la chaîne de cooptation est infinie. Ces deux outils soufflent un vent de nouveauté, fort apprécié, dans le monde du recrutement en ligne !
L'Expansion, 16 décembre 2005
L'emploi en ligne passe en version 2.0
En 2006, les sites d'emploi en ligne mettent le cap sur la cooptation et la formation. La presse papier, marché historique des offres d'emploi, n'en finit plus de perdre du terrain. Dernière mode, la recherche d'emploi en réseau. « La cooptation permet à des salariés de recommander à leur direction des candidats qui ne le seraient pas sur des sites traditionnels », explique Olivier Fecherolle, Directeur Général de Keljob, présent sur le secteur depuis qu'il a lancé Coopt-In en octobre. Parmi les autres pistes explorées cette année, l'organisation de véritables rencontre de « Speed Net Working », inspirées cette fois du « speed dating amoureux ». Le site convie une douzaine de candidats et de recruteurs qui se rencontrent, tous, pendant sept minutes. Egalement en fort développement, les sites ultra-spécialisés, selon la région ou le corps de métier, qui rassurent les candidats par leur proximité.
ZDNet, 9 novembre 2005
L'e-cooptation, nouvelle tendance du recrutement en ligne
Le réseau, la cooptation... Voici bien les deux mamelles d'un recrutement efficace, tant du côté du candidat que de l'entreprise. Et ce notamment en période de tensions sur le marché de l'emploi, où les opportunités s'avèrent moins nombreuses, plus difficiles à dénicher. Le site d'e-recrutement Keljob.com a créé une activité «bis» concrétisée par un site web : www.cooptin.com. Evoquant du «sourcing qualifié», Keljob parle aussi d'une «technologie de maillage et de diffusion inédite, protégée par brevet international». D'après sa communication, Cooptin fonctionne comme un gestionnaire de réseau personnel (celui du recruteur), manipulable en profondeur et en largeur. Soit pouvoir repérer dans son réseau la personne susceptible d'avoir dans ses contacts le profil recherché, qui diffusera à d'autres personnes et à leur réseau, etc. La remontée de candidatures à chaque étape du réseau assure le filtrage et l'affinage des profils, c'est-à-dire leur qualification.
01Informatique, 07 octobre 2005
La gestion de la cooptation s'automatise
Il y avait déjà des réseaux virtuels de mise en relation (ou networking) professionnels, tels Linkedin ou Viaduc. Avec la création en mars dernier de Jobster, un nouveau cap est franchi outre-Atlantique. Keljob lance un nouveau type d'outil de réseau virtuel. Les entreprises envoient leurs offres d'emploi par e-mail à quelques collaborateurs qui les diffusent à des candidats potentiels.
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